GRECE. Référendum. Yanis Varoufakis: les créanciers sont des «terroristes»

Posted on Juil 4, 2015 @ 11:19

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 Yanis Varoufakis

Yanis Varoufakis

Le ministre grec des finances a accusé samedi les créanciers du pays de «terrorisme» et de vouloir «humilier les Grecs». Ces derniers doivent se prononcer dimanche lors d’un référendum crucial. En réalité, la Grèce doit-elle ou non accepter les propositions de l’Union européenne sur la restructuration de sa dette ? Je crois que non. Hélas, selon des sondages, le oui risque de passer. Ce serait l’humiliation supplémentaire pour les Grecs.

Ce sont des terroristes

«Ce qu’ils font avec la Grèce a un nom: terrorisme», a ouvertement critiqué Yanis Varoufakis, connu pour sa liberté de ton, dans un entretien au quotidien espagnol «El Mundo». Il a par ailleurs annoncé que si le oui l’emporte, il démissionnera.

«Pourquoi est-ce qu’ils nous ont forcés à fermer les banques ? Pour insuffler la peur aux gens. Et quand il s’agit de répandre la peur, on appelle ce phénomène le terrorisme», a développé le ministre en parlant de la politique menée par les créanciers d’Athènes, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale européenne (BCE) et l’Union européenne.

Un exemple en pâture

Faute d’être parvenu à un accord avec les créanciers sur une prolongation d’un programme d’aide financière au-delà du 30 juin, le gouvernement de gauche grec a annoncé la fermeture des banques et le contrôle des capitaux jusqu’au 6 juillet, soit lundi.

Quel que soit le résultat du référendum de dimanche, les banques du pays rouvriront et il y aura un accord avec les créanciers, a assuré Yanis Varoufakis. «J’en suis complètement et absolument convaincu. L’Europe a besoin d’un accord, la Grèce a besoin d’un accord, de sorte que nous arriverons à un accord», a-t-il martelé.

Pour le ministre, qui répète qu’en cas de victoire du oui il démissionnera, «aujourd’hui ce que veulent Bruxelles et la troïka, c’est que le oui gagne pour pouvoir ainsi humilier les Grecs», a-t-il dit. Il accuse ses opposants de vouloir faire de «la Grèce un exemple pour les autres» à l’heure où en Espagne le parti de gauche radicale Podemos, allié du parti grec Syriza, gagne en force à l’approche des élections législatives.

«Je crois que dans toute l’Europe il y a besoin de partis comme Syriza et Podemos, des partis à la fois critiques à l’égard du système mais en même temps pro-européens et démocrates. Ceux qui nous détestent veulent nous faire passer pour anti-européens, mais non, ce n’est pas vrai, nous ne le sommes pas», a-t-il déclaré.

 

Les derniers sondages donnent le «oui» et le «non» au coude à coude dimanche. L’avenir de la Grèce dans la zone euro est en grande partie suspendu à ce résultat.

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