CAMEROUN. Boko Haram: de l’incurie politique à la désespérance existentielle

Posted on Juil 31, 2015 @ 13:14

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camerL’assujettissement moral est un mal qui mine les personnes sans perspective réelle ou butées, qui se rêvent en héros alors qu’elles n’en ont pas la carrure. Ce sont des moutons pris dans le tourbillon d’un suivisme abscons. Alors que le Cameroun est en guerre contre la vermine terroriste et contre le terrorisme, c’est simplement aberrant d’entendre ou de lire certaines sorties hypocrites voire sanguinolentes. Ces partisans de Boko Haram se réjouissent sans vergogne de nos malheurs. Je ne dirais pas qu’ils doivent être pendus haut et court.

L’un des discours lénifiants aux accents tribalistes, mâtiné d’un faux nationalisme, demande, toute honte bue, au président Biya, chef des armées, de « dégager ». Est-ce le sujet actuel du Cameroun ? La Constitution permet-elle pareille pantalonnade ? Que les pervers narcissiques, qui veulent nous détourner de la lutte contre Boko Haram par des procédés parfaitement ignobles se calment. Leurs discours soporifiques ne trompent qu’eux-mêmes. S’ils croient un seul instant être audibles, c’est qu’ils n’ont rien compris au film…

Après le discours du nègre de maison de la Maison Blanche à Addis Abeba, en Ethiopie, un quotidien camerounais titrait en UNE pour vendre son papier de choux: « Barack Obama demande à Biya de quitter le pouvoir ». Du pipi de chat ! Comme des morts de faim, les ennemis du Cameroun reprenaient cette daube comme si c’était la vérité et habillent leurs murs Facebook de ce titre. Après, la mine patibulaire, ils voudront se justifier de leurs échecs en accusant les autres. Ceux qui se battent pour un vrai idéal, le leur, surtout désintéressé, celui de leur pays et du monde font front.

Boko Haram et ces gens-là, c’est du pareil au même. Aucune idée, à part des discours soporifiques. Comme le disaient si bien Charles Augustin Sainte-Beuve: « Les vieux amis sont comme les vieux vins qui, en perdant de leur verdeur et de leur montant, gagne en chaleur suave ». Ils resteront amis mais, nous, Camerounais, avanceront vers un idéal. Nous gagnerons, parce que nous sommes unis et plus nombreux pour combattre la vermine terroriste…Drogués et endoctrinés comme leurs amis kamikazes, savent-ils vraiment encore ce qu’ils font ? Insister dans l’incurie politique et la désespérance existentielle, c’est être vraiment perdu…

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Posted in: Actualité