AFRIQUE. Burundi: Les Burundais boudent l’élection présidentielle (vraiment ?)

Posted on Juil 21, 2015 @ 20:19

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nkurunziza

Les titrailles doublent d’entrain pour pointer l’Afrique, en général, et le Burundi, en particulier, comme la négation de la démocratie. Sans forcément soutenir le président Pierre Nkurunziza, il a résisté et n’a pas plié aux injonctions des démon-crates dits démocrates. Au fait, si on se sait populaire, pourquoi fuir une élection présidentielle ? Ah, la sempiternelle accusation de fraude et autre violation de la Constitution… Violences, disent-ils,  et participation en berne. Ah, bon ?

Pierre Nkurunziza vers un…2e mandat

Le président burundais sortant, Pierre Nkurunziza, qui avait bel et bien le droit de se représenter, s’achemine donc ce mardi vers un…2e vrai mandat, et non un 3e mandat. Il avait été élu par les députés la première fois. Ça, les opposants et les Occidentaux refusent de l’avouer et la Constitution fait bel et bien le distinguo…Les critiques internationales n’ont pas manqué, notamment celle du machin nommé International Crisis Group.

Le président Pierre Nkurunziza s’est rendu aux urnes dans son village natal de Buye. Comme à son habitude, décontracté, ce passionné de football et protestant pratiquant, évangéliste «born again», a voté ce jour, vêtu d’un jogging bleu orné de l’écusson de son équipe de football, « Alléluia FC », casquette vissée sur la tête, après être arrivé à vélo.

Ces donneurs de leçons

Les Etats-Unis, incapables de régler la situation des droits de l’Homme… noir, chez eux, et grands spécialistes de tout et surtout donneurs de leçons, parlent. Ils estiment, eux, que cette présidentielle n’est pas «crédible», selon John Kirby, porte-parole du département d’Etat.

La Belgique menace et veut mettre en exécution son projet. L’ancien colonisateur, par la voix de Didier Reynders, le chef de la diplomatie belge, a pour sa part «regretté» l’organisation du scrutin et rappelé que la Belgique allait «réexaminer sa coopération» avec son ancienne colonie.

Burundi: élection et traîtrise

Le dépouillement des bulletins avait débuté en fin d’après-midi dans l’essentiel des bureaux de vote, plus de 10 000 répertoriés. Au total, quelque 3,8 millions de Burundais étaient appelés aux urnes mardi. Les trois autres candidats enregistrés sont les fuyards Jean Minani, président du parti Frodebu-Nanyuki (opposition), et les deux ex-chefs de l’Etat Domitien Ndayizeye et Sylvestre Ntibantunganya, tous opposés à un troisième mandat de M. Nkurunziza, se sont retirés, dénonçant «une mascarade» et un scrutin qui n’est «pas aux normes internationales».

Il suffit d’écouter le Général Philbert Habarugira Français, putschiste, pour comprendre que ce sont des forces externes qui sont derrière ce coup d’état raté. Voilà des personnes qui s’expriment dans tous ces médias anti-Afrique, et évitent de parler de ce qu’ils ont fait en Libye. Ils avaient tous validé l’attaque par l’OTAN de ce pays d’Afrique sous de faux prétextes.

Les électeurs boudent vraiment ?

Un mensonge de la presse mainstream. Selon nos informations, dans la capitale, la mobilisation était très faible comme dans le quartier de Musaga (sud). En revanche, dans les contrées rurales, loin donc de la propagande malsaine et des menaces des soi-disant opposants, le vote a été massif.

Dans les villes, face à la terreur, les gens effaçaient l’encre de leur doigt, telle une tache infamante, à la sortie de l’isoloir par peur de représailles de la part d’opposants appelant au boycott. «Je ne veux pas retourner dans mon quartier avec de l’encre sur le doigt», confiait une électrice dans le quartier de Gihosha, au nord-est de la capitale.

L’Afrique aux Africains !

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Posted in: Actualité