DE L’HÉROÏSME A LA TRAÎTRISE. Grèce: Alexis Tsipras écarte les ministres « rebelles »

Posted on Juil 18, 2015 @ 11:30

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Le Premier ministre Alexis Tsipras a annoncé vendredi soir un remaniement de son gouvernement. Toute honte bue, et toujours sous la pression des banksters, l’ex héros grec écarte ses compagnons de route. D’un parcours de communiste en ultra-libéral convaincu mais pas trop (selon lui-même), le grand écart de ce jeune premier doit servir de leçon aux Africains. Il y a plusieurs enseignements à retenir…

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a écarté vendredi les ministres hostiles à ce qu’ils nomment accord mais plutôt diktat passé lundi avec les créanciers d’Athènes.

Il a procédé à un remaniement de son gouvernement dans lequel demeure le ministre des Finances, Euclide Tsakalotos, nouveau venu.

Alexis Tsipras a été confronté à la fronde de certains députés du Parti de la gauche radicale, Syriza, lors du vote au Parlement du programme d’aide à la Grèce, approuvé en partie grâce aux voix de… l’opposition. Quelle ironie !

Le ministre du Travail, Panos Skourletis, remplace Panagiotis Lafazanis au poste de ministre de l’Energie. Le ministre de la Réforme administrative, Georges Katrougalos, prend le portefeuille du Travail.

Nadia Valavani, qui a démissionné en début de semaine, est remplacée par Tryfon Alexiadis au poste de secrétaire d’Etat aux Finances.

Le ministre délégué au travail, Dimitris Stratoulis, et le ministre délégué à la Défense, Costas Isychos, ont également fait les frais de cette reprise en main.

Olga Gerovassili, une parlementaire de Syriza, devient porte-parole du gouvernement et Christoforos Vernardakis, prend le poste de secrétaire d’Etat à la Défense.

Il s’agit du premier remaniement depuis l’arrivée au pouvoir de M. Tsipras il y a six mois.

Passation de pouvoir

L’annonce portait sur dix changements au sein du gouvernement. Outre ces départs, de nouvelles nominations sont intervenues pour combler notamment des vacances de portefeuille.

Sur les 149 députés du groupe parlementaire du Syriza, 32 députés, dont les cinq ministres remplacés et la présidente du Parlement, avaient voté «non», six s’étaient abstenus et une députée était absente.

La passation de pouvoir a été repoussée en raison des incendies qui ravagent le Péloponnèse et l’Attique, a précisé le cabinet du Premier ministre dans son communiqué.

(Allain Jules & ats)

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