CRISE GRECQUE. Quand Christine Lagarde est favorable à un allègement de la dette

Posted on Juil 9, 2015 @ 10:23

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GREECE

Rétropédalage. Alexis Tsipras a su manœuvrer. Malgré les salmigondis européens, ces gens devront se rendre à l’évidence. ne pas aider la Grèce s’est se tirer une balle dans les pieds…La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a estimé mercredi qu’un allègement de dette constituait l’un des «piliers» du plan d’aide à la Grèce.

La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a affirmé mercredi qu’une restructuration de la dette de la Grèce était «nécessaire», en pleine négociations entre Athènes et les Européens sur le sort du pays. «Une restructuration de la dette (…) est selon nous nécessaire dans le cas de la Grèce afin qu’elle ait une dette viable», a déclaré la patronne du Fonds monétaire international lors d’une conférence à Washington, prenant ainsi le contre-pied des Européens qui rejettent une telle option pour le moment.

Athènes, qui réclame un allègement de sa faramineuse dette, a promis mercredi de présenter un nouveau programme de réformes, répondant à l’ultimatum lancé par des dirigeants européens. Sans s’exprimer directement sur ces propositions, Mme Lagarde a martelé que la Grèce faisait face à une «crise aigüe qui doit être réglée». Selon le FMI, la Grèce aura besoin d’au moins 50 milliards d’euros d’aide sur les trois prochaines années, dont 36 milliards d’argent frais européen, et d’un allègement de dette.

Lagarde et Gramegna sur la même longueur d’onde

«Les chiffres devront sans doute être révisés», a d’ailleurs prévenu Mme Lagarde, pour qui un allègement de dette constitue le second «pilier» du plan d’aide à la Grèce, aux côtés du volet de la consolidation budgétaire et des réformes. Mais les Européens, premiers contributeurs du plan d’aide, ne veulent pas entendre parler d’un allègement de dette tant qu’Athènes n’aura pas accepté des mesures d’économie en discussion depuis cinq mois.

Mardi matin le ministre luxembourgeois des Finances, Pierre Gramegna avait cependant expliqué au micro de 100.7: «Un effacement partiel n’est pas un tabou pour le Luxembourg, dans le sens où l’on peut discuter de tout. Mais il faut en parler dans le cadre d’un paquet de mesures global. Si cela devait être présenté comme un effacement accepté par les 18 partenaires (de la zone euro) sans contrepartie grecque, ce serait inacceptable».

L’essentiel & Allain Jules

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Posted in: Actualité