REBONDISSEMENT. Cameroun et affaire Fouda: du crime politique au crime passionnel

Posted on Avr 18, 2015 @ 20:05

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Fouda

YAOUNDE, Cameroun – Les obsèques du sergent William Fouda se sont déroulées ce jour. Quant à l’enquête sur son assassinat, les meurtriers et le commanditaire sont aux arrêts au Secrétariat d’Etat à la Défense (SED). L’enquête n’est pas encore entièrement bouclée mais, selon des sources bien introduites, il ne reste que la responsabilité d’une seule personne à déterminer ou établir. Savait-elle ou pas ? Ambiance.  

Tout semblait avoir été réglé comme du papier à musique. Carré, net et limpide. En effet, le père, le Contre Amiral Joseph Fouda, chargé d’une enquête sur des malversations touchant les cimes du pouvoir, son fils, William Fouda, sergent dans l’armée, était la cible idéale pour qu’il mette la pédale douce. Les protagonistes étaient tout trouvés. Pas le temps de se perdre en conjectures, tout était nickel chrome. Hélas, nous sommes allés plus vite que la musique.

Selon les derniers développements de l’affaire, William Fouda, jeune marié pourtant, avait une double vie. Cette dernière l’a perdu. Ce soir-là, il s’était rendu chez sa maîtresse mais, le fiance attitré de cette dernière, actuellement interné au SED, avait promis de se venger. Il se raconte que ce dernier avait déjà payé la dot de la fille, et il ne manquait plus que les alliances soient échangées devant monsieur le maire.

Or, arriva le grain de sable dans la relation des deux tourtereaux : William Fouda. Travaillant pour le redoutable  bataillon, d’intervention rapide (BIR) et fils d’un haut gradé, qui plus est, conseiller du président de la République. Il aurait promis à la belle de l’épouser en seconde noce. Le fiancé, de la même ethnie (bassa ?) que sa future ex dulcinée exigea alors que sa dot lui soit intégralement remboursée. La famille de la fille valdingua l’infortuné fiancé, comptant sur la supposée puissance du « nouveau » fiancé.

C’est ainsi que, se sentant désabusé, honteux et confus, il décida de se venger. Mise en place donc d’un complot ourdi avec des complices. La nuit du 14 au 15 avril derniers, William Fouda, sortant tard dans le nuit de chez sa copine au quartier Nkoldongo, voulait retourner chez lui. Il tomba dans un guet-apens. Une bagarre éclata mais, malgré son physique impressionnant, face à au moins 5 personnes, semble-t-il, il ne pu résister longtemps. Après leur forfait, ils allaient ensuite transporter le corps mutilé, jusqu’à l’endroit où il a été retrouvé, sur des rails…

La fiancée est toujours interrogée pour déterminer son rôle exact dans ce meurtre macabre. Pour les enquêteurs, trois interrogations déterminantes: « savait-elle que la tête de son amant était mise à prix ? »; « A-t-elle renseigné les tueurs ? »; « Est-ce une dispute qui a fait que le sergent ne passe pas toute la nuit chez elle ? ». Telles sont les questions auxquelles elle est soumise…Il est regrettable que dans notre pays, le Cameroun, il n’y ait jamais un Procureur de la République dans les médias pour parler des enquêtes en cours, d’où des approximations dans certains articles…

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Posted in: Actualité