VIDÉO. Afrique du sud: Robert Mugabe refuse de parler à un journaliste blanc

Posted on Avr 11, 2015 @ 11:06

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Robert Mugabé/Capture d'écran YouTube

Robert Mugabé/Capture d’écran YouTube

Le président zimbabwéen, M. Robert Mugabé, 91 ans, combattant de la liberté des noirs en Afrique australe, a suscité vendredi des réactions mitigées en refusant de s’adresser à un journaliste parce qu’il était blanc. C’était à l’issue d’une visite d’Etat en Afrique du Sud. 

L’incident mis en ligne par la chaîne d’information continue sud-africaine eNCA montre le dirigeant à sa sortie, jeudi soir, du musée Oscar Pieterson, dédié à l’un des martyrs du soulèvement de Soweto en 1976 (1). Le 16 juin 1976 marque le début du soulèvement généralisé des Noirs d’Afrique du Sud. On se souvient du massacre, par des policiers blancs, de ces activistes noirs, pour la plupart, des lycéens.

Revenons à nos moutons. A la suite de M. Bob Mugabé, une série d’officiels et des caméramen lui demandant ce qu’il avait ressenti pendant la visite. On peut comprendre l’émotion suscitée par cete visite, d’auatnt plus que le président zimbabwéen fut très impliqué dans la lutte. On peut aussi comprendre le lynchage médiatique, de la part des…blancs, dont il est victime…

On voit alors M. Mugabe s’approcher des micros pour répondre, puis renoncer en détournant la tête et en balayant l’air d’une main agacée en disant: «J’ai pas envie de voir une tête de blanc». Sur Twitter, les appréciations allaient de l’admiration à la critique, accusant le président zimbabwéen de racisme.

(1) Les émeutes de Soweto regroupent une série de manifestations, débutée au matin du 16 juin 1976 et menée par des élèves noirs de l’enseignement public secondaire en Afrique du Sud avec le soutien du mouvement de la Conscience noire. Le but de ces manifestations était de protester dans les rues de Soweto à l’introduction de l’afrikaans comme langue d’enseignement à égalité avec l’anglais dans les écoles locales. Pour disperser la foule, la police tire à balles réelles, causant au moins 23 morts. On estime que 20 000 élèves ont participé à ces manifestations et qu’entre 176 et 700 personnes ont été tuées au total lors de la répression menée par les forces de police. Le 16 juin est devenu en 1994 un jour férié en tant que fête de la jeunesse.

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