PARTI SOCIALISTE. Gouvernance: Hamon, Filoche, Filippetti ou le PS à l’heure de la dictature

Posted on Oct 22, 2014 @ 13:29

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Toute vérité est bonne à dire. Selon l’ancien ministre de l’Education nationale, Benoît Hamon, la politique de François Hollande-Manuel Valls, soit de l’exécutif, mène vers un « immense désastre démocratique » en 2017. En d’autres termes, la politique du Parti socialiste, qui préfère courir derrière un humoriste (Dieudonné) avec un acharnement abyssal en lieu et place du chômage et de la précarité, trace un boulevard pour le Front national. Dans la foulée, son ancien collègue Stéphane Le Foll l’invite à quitter le PS. C’est comme si un lanceur d’alertes, qui veut le bien de son mouvement devenait un ennemi. Quelle idée saugrenue de François Hollande d’avoir choisi Manuel Valls comme Premier ministre !

Aujourd’hui, Manuel Valls ose pleurer un mort. Ses amis et lui-même ont plutôt, en 2011, dansé à l’annonce d’un mort, en l’occurrence, le frère Guide Mouammar Kadhafi. « Deux poids deux mesures » ? Sans doute. Christophe de Margerie est mort. Et alors ? N’était-il pas derrière l’assassinat macabre de Kadhafi ? Du moins, le groupe qu’il  a dirigé ? «Ceux qui ont des mots qu’on ne peut pas prononcer face à un mort, ne méritent pas d’être dans une grande formation politique qui est la mienne.» C’est à mots à peine couverts que le voltigeur du désastre qui arrive, Manuel Valls, a évoqué hier, mardi, à l’Assemblée nationale, l’éviction éventuelle de Gerard Filoche. Les mêmes ne sont-ils pas derrière l’envie de tuer le président syrien Bachar al-Assad ?

Visiblement courroucée par les nouveaux donneurs de leçons, l’ex ministre Aurélie Filippetti a envoyé paître la bande d’hypocrites qui jouent les vertueux et lancent des cris d’orfraie quand ça les arrange ou jouent les vierges effarouchées. Pince-sans-rire, les socialistes osent tout. Une vraie dictature en marche. Ils refusent la critique. Ils trouvent insupportable qu’on leur résiste. Alors, Aurélie Filippetti a déclaré à leur encontre: « Je n’ai aucune leçon à recevoir de qui que ce soit », sur i>Télé. « Je dois des comptes à mes électeurs et aux Français », a ajouté l’ex-ministre de la Culture, tout en accusant le premier secrétaire d' »une part de mauvaise foi ».

A mi-parcours de son mandat tarabiscoté, Hollande est de plus en plus en face de ses contradictions, surtout qu’aucune de ses promesses n’est tenue. Mais, bonne nouvelle, la France copie les Américains avec le phénomène de l' »empeachment« . C’est une petite révolution dans la République. En cas de « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat », le président de la République pourra désormais tomber sous le coup d’une procédure de destitution engagée par les parlementaires. Vivement que les députés se mettent au travail !

Après l’Assemblée en janvier 2012, c’est le Sénat qui a adopté définitivement, mardi 21 octobre, les modalités de cette loi. Elle découle de la réforme constitutionnelle de 2007, mais n’avait pas encore été mise en place. Le texte doit désormais être soumis au Conseil constitutionnel avant d’être promulgué, a précisé le ministre des relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen.

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