Cameroun : Marafa Hamidou Yaya, ou l’histoire d’un fayman en gandoura !

Posted on Sep 1, 2012 @ 10:19

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Marafa Hamidou Yaya

Marafa Hamidou Yaya

Le Cameroun est connu pour ses beaux paysages, luxuriants ici, désertiques là, ses chutes d’eau et sa faune spectaculaire, son climat varié et diversifié mais aussi pour ses faymen. Ce sont ces golden-boy ne vivant que d’escroqueries, de rapines ou de concessions, et se la coulant douce avec l’argent d’autrui, récolté grâce à ces prévarications à travers le monde entier. Hélas, au pays des Lions indomptables, ces bandits de grands chemins sont adulés et célébrés. C’est un paradoxe. Partisans du moindre effort, tolérés, ils sont à l’origine de la déliquescence des vrais valeurs. Les études, gagner sa vie à la sueur de son front, importent peu. Aujourd’hui au Cameroun, mieux vaut avoir dans sa famille un fayman, qui apportera à manger, qu’un diplômé au chômage, le fléau endémique. Les familles camerounaises, sans exclusive,  rêvent chacune de son fayman, et compte les secondes comme des dominos de sucre s’effondrant inéluctablement vers ce morceau de paradis. Paradis ? Le Cameroun vient de trouver un nouveau fayman, celui-là, en gandoura (photo),  Marafa Hamidou Yaya, puisque le fayman a habitué le camerounais à porter des costumes de grandes marques. 

Dans les méandres d’une falsification sociétale

« Foutaises et boules de gomme », tel pourrait être le titre de toutes les lettres compilées de l’ex homme fort du Renouveau, pressentit même pour succéder au président camerounais actuel, Paul Biya, qui s’est avéré être un scribouillard du dimanche. Nulle apostasie dans les salmigondis de l’homme de Garoua, mais une fuite en avant, de la falsification, pour peu qu’on accède à l’arborescence du dossier, en homme averti et non en simplet. Responsable mais pas coupable lui conviendrait à merveille, sa posture ressemblant étrangement  à cette maxime de Charles Péguy:  » Il y a pire qu’une âme asservie, c’est une âme habituée « . Marafa Hamidou Yaya est un homme politique camerounais né vers 1952 à Garoua, dans la province du Nord. Ingénieur diplômé en pétrochimie de l’Université du Kansas (États-Unis), il dirige de 1981 à 1990 le département de l’exploitation-production de la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) du Cameroun, avant d’atteindre les cimes du pouvoir. Ancien ministre d’État chargé de l’administration territoriale et de la décentralisation et ancien secrétaire général de la présidence, il tutoie les sommets, sous la férule de Paul Biya. Mais voilà, la suite est moins glorieuse pour cet homme issu de l’aristocratie nordiste…

De voir circuler des  panégyriques en son honneur, de voir le contenu dithyrambique de ces pavés dans la marre, plutôt de mauvais aloi qui entourent aujourd’hui sa personne, détonne et étonne. C’est même la vraie faillite d’une opposition qui ne sait plus à quels saints se vouer, vautrée dans une course au sensationnalisme. Une excuse ? Faire de la propagande, au pire de la désinformation dans le cas de cet ex roitelet du pouvoir, c’est se moquer des Camerounais. Mais où le bât blesse, c’est quand on sait de source sûre, que, au tribunal, des foules ont été achetée, pour venir acclamer ce fayman, on comprend la déliquescence du Cameroun, à tous les étages. Et par conséquent, M. Marafa Hamidou Yaya, n’est absolument pas légitime pour prétendre être le principal opposant de Paul Biya. Bien au contraire, c’était son grand ami et il lui doit tout. Il a été ministre de l’Intérieur et il s’est enrichi lors de son passage au gouvernement. Avant de l’écouter parler de corruption, j’aimerais voir sa déclaration de patrimoine.  Il ne défend pas le pays, mais uniquement ses propres intérêts. C’est un arriviste comme tant d’autres. Fichtre.

Le mystère élucidé d’une  escroquerie à grande échelle

Foule lobotomisée et achetée pour le procès

Foule lobotomisée et achetée pour le procès

Maintenant, Marafa Hamidou Yaya jette de l’huile sur le feu et des gens le suivent aveuglément, soit par clanisme ou par manque de recul, soit par calculs malsains et surtout de méconnaissance des dossiers ou du dossier. Ils agissent de manière irresponsable en disant urbi et orbi qu’il est innocent ou que c’est une chasse aux sorcières, sans toutefois chercher à déceler le bon grain de l’ivraie. Les apprentis sorciers autoproclamés « opposants ou politiques », qui osent parler de règlement de compte devraient tourner leur langue sept fois dans la bouche avant de proférer, avec leur morgue habituelle, leurs insanités. Il ne reste plus que, le jour du verdict, ses sympathisants saccagent des magasins ou tirent à balles réelles sur tout ce qui bouge. La culpabilité de l’homme en gandoura ne fait aucun mystère. Sa défense, contrairement au ouï-dire ambiant, a été déconstruite. Les preuves montrées, révélées, sont formelles. Du fond de sa cellule, dans son for intérieur, il sait qu’il sera condamné pour malversation. Les faits sont avérés. Manipulation ? Que nenni.

En réalité, contrairement à ce qui est dit ici et là, Marafa Hamidou Yaya n’avait  pas seulement fait confiance à Yves Michel Fotso du temps où il pilotait la Cameroon Airlines pour les modalités pratiques de l’’achat d’’un avion présidentiel. Les deux hommes s’étaient liés d’amitié pour mettre en place un système mafieux de détournement. Une tactique bien huilée qui consistait à créer des sociétés écrans qui s’entremêlaient comme des cheveux dans un peigne. C’est ainsi que la Commercial Bank of Cameroon (Cbc, la banque de Yves Michel Fotso) travaillait pour Avipro Finances qui lui travaillait pour Beith Limited qui lui travaillait avec des sous-traitants informatiques dont le but était d’effacer les données des transactions financières. Hélas, ils pensaient que, après avoir effacé les fichiers comptables, le tour de passe-passe était joué ou simplement parfait. Or, les deux amis avaient oublié l’essentiel, c’est à dire, l’homme. En amont donc, ce sont les hommes qui effectuaient les manipulations. C’est ainsi que le pot aux roses a été découvert. C’est cette posture de victime sûre d’elle et s’habillant d’oripeaux élogieux que Marafa Hamidou Yaya a voulu mettre en avant, convaincu que rien ni personne ne pouvait prouver sa culpabilité. Aujourd’hui, en privé, ses propres avocats savent qu’ils ne peuvent rien faire pour lui. Alors, de voir certains, lancer des cris d’orfraie avec un verbiage vaseux qui leur sied à merveille, et qui ne dit pas son nom, surtout, c’est  prendre des vessies pour des lanternes. Sans pour autant apporter un quelconque soutien au pouvoir en place au Cameroun, il faut faire preuve de patriotisme et d’honnêteté intellectuelle pour dénoncer cette faymania indicible d’un escroc, en l’occurrence, Marafa Hamidou Yaya…

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