Affaire DSK – L’étau se resserre sur Dominique Strauss-Khan

Posted on Juil 20, 2011 @ 10:08

60


On appris que les avocats des deux victimes présumées de DSK se sont rencontrés hier à New York, selon une information d’Europe 1. Mais qu’est-ce qui a donc poussé Me David Koubbi, l’avocat de Tristane Banon, à rencontrer Kenneth Thompson celui de Nafissatou Diallo alors qu’il annonçait urbi et orbi qu’il allait jamais interférer dans la procédure américaine ? Poker menteur ou tactique ? 

Rencontre du 3e type

En réalité, Me Koubbi va chercher du soutien aux États-Unis, vu l’ampleur que prend l’affaire DSK/Banon en France, vu que la puissance et la volonté du camp DSK de laminer la jeune romancière est de plus en plus palpable. C’est un tournant décisif, aussi, pour le défenseur de Nafissatou Diallo qui rêvait de pareille situation après moult appels du pied. La convergence de vue fait que, finalement, l’étau se resserre peu à peu sur Dominique Strauss-Kahn à l’approche du 1 er août, date fatidique s’il en est.

L’inquiétude gagne le camp new-yorkais de DSK, surtout que les deux hommes se sont rencontrés durant près de 3 heures dans le bureau du procureur de New York Cyrus Vance Jr. Rien n’a filtré de cet entretien mais, Kenneth Thompson, toujours aussi dynamique (folklorique pour les médias français), a encore et toujours réclamé que  « justice » soit rendue à sa cliente. Nous savons désormais ce qui s’est dit lors de cette réunion…

Ce que se sont dits les 3 hommes.

Le procureur Cyrus Vance Jr. va joindre la plainte de Tristane Banon au dossier de Nafissatou Diallo. C’est une pratique américaine et par conséquent, la jeune journaliste romancière pourrait témoigner le 1er août prochain. Ce rapprochement entre l’affaire américaine et le dossier français est effectivement une mauvaise nouvelle pour DSK. La description salace de sa tentative de viol de Nafissatou Diallo et celle de Tristane Banon ayant de fortes similitudes. 

Mais, contrairement à ce que les médias affirmaient en France à longueur de journée sur le passé de Nafissatou Diallo, ils omettaient un détail essentiel: la loi interdit toute référence à la réputation de l’agresseur (la plaignante) présumé(e) ou à son passé sans rapport immédiat avec les faits jugés. Néanmoins,  l’accusation pourraient néanmoins être interrogés sur l’affaire Banon, pour apporter des éléments factuels au dossier parisien de 2003. Danger donc pour DSK.