Côte d’Ivoire – Abidjan ou le pandémonium…

Posted on Mar 8, 2011 @ 0:00

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La terreur, le terrorisme urbain, tout y passe. Des bandes de jeunes Ivoiriens, activement aidées et soutenues par des policiers en uniforme, ont mis à sac au moins 10 maisons appartenant à des ministres pro-Ouatarra depuis jeudi dernier. Evidemment, les sites pro-Gbagbo éludent l’information. C’est ainsi qu’à Abidjan, les résidences de nombreux ministres et personnalités ont été saccagées et pillées : Dagobert Banzio, Charles Koffi Diby, Sidiki Konaté, Allah Kouadio Rémy, Adama Toungara, François Amichia, Amadou Koné, Mabri Toikeusse, Général François Konan-Banny, la maison familiale de Jean-Baptiste Ekra, Méité Sindou, Amadou Koné, Yaï Constance, N’dri Celestin, Sidy Diallo…

La police recrute des jeunes pour participer à ces pillages qui ont commencé jeudi. A défaut d’assassiner ces personnes, il faut s’attaquer à leurs biens. Drôle de façon de gouverner. C’est scandaleux et probablement, ils vont nier, accuser les victimes d’êtres des pyromanes. Tout comme après avoir fait tirer sur des femmes désarmées, les forces terroristes loyales au président sortant Laurent Gbabgo poursuivent leur nettoyage ethnique…

Téléviseurs, réfrigérateurs, lits, meubles divers, tout est récupéré. Du vol au grand jour, devant des témoins médusés. Ces dizaines de jeunes adolescents, drogués et désoeuvrés, sans réelle alternative puisque le camp Gbagbo n’est pas parvenu à leur trouver d’autres occupations que le vol et la violence, à coup de quelques francs CFA, ils  fracassent les portes et fenêtres des maisons, avant de s’en aller, portant costumes et robes et emportant plats et autres biens.

Laurent Gbagbo n’a pas encore assez dansé. Souvenez du braquage des banques. Finalement, ça tourne au chaos. Non seulement, les fonctionnaires n’ont pas encore touché leurs salaires mais, ceux qui réussissent à avoir un petit pécule voient des ponctions allant de 15 000 à 50 000 francs CFA. Il faut payer les mercenaires bien sûr, alors que les Forces nouvelles progressent dans l’Ouest du pays. Mais la RTI mille collines dit le contraire. Considérant que tous les systèmes informatiques sont bloqués, les agents bancaires contraints de se rendre au travail pour pointer, se tournent les pouces.

Plus dure sera la chute !