Ockrent-Kouchner: la descente aux enfers.

Posted on Déc 14, 2010 @ 7:45

12


Chant du cygne, fin de parcours, soupçons, conflit d’intérêts, abus de pouvoir sont désormais le lot quotidien du couple glamour composé de la reine Christine Ockrent et Bernard Kouchner. Tourmente en perspective. Est-ce un hasard que le départ de l’ancien ministre des Affaires étrangères, le french doctor, coïncide étrangement avec la probable mise à l’écart de sa compagne de la direction de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF) ?
Dès sa nomination comme directrice générale de l’Audiovisuel extérieur de la France -sur proposition de….Bernard Kouchner son homme-, puis reléguée comme directrice déléguée par son chef, de sérieux soupçons pesaient déjà sur la gestion de cette structure qui pilote entre autres, France 24, RFI et une grande partie de TV5 Monde (en binôme avec l’Organisation internationale de la francophonie), présidée par Alain de Pouzilhac. Depuis l’arrivée de la reine, les relations avec Alain de Pouzilhac sont exécrables. Selon la rumeur, Bernard Kouchner n’a pas pu évincer ce dernier par ailleurs.
Comme le dit le proverbe africain, « le mensonge a beau courir pendant 100 ans, la vérité le rattrape en un jour”. Les masques tombent peu à peu. L’homme qui représentait pour nombre de Français, la générosité ou l’altruisme, ne serait-il finalement qu’une illusion ? C’est probablement l’abbé Pierre qui s’en réjouit, surtout qu’il était considéré comme son fils spirituel. On se souvient du sketch de Bernard Kouchner à l’Assemblée nationale, suite à la sortie du livre de Pierre Péan, « Le monde selon K », qui l’accusait avec des preuves irréfutables, d’activités françafricaines fructueuses et incestueuses, via sa société BK Consultants, notamment avec feu El Hadj Omar Bongo, l’ancien monarque du Gabon et d’autres pays de l’ancien pré-carré français d’Afrique francophone. Les trémolos dans la voix, l’accusation d’antisémitisme, arme absolue pour anéantir son adversaire, était sortie honteusement pour discréditer Pierre Péan. Passons.
Évincé du Gouvernement lors du dernier remaniement ministériel, voilà que BK Consultants de Bernard Kouchner revient tous azimuts sur le devant de la scène dans une affaire d’espionnage concernant cette fois son épouse, Christine Ockrent. Cette dernière nie farouchement, selon Le Point, qu’une ex salariée de l’AEF, Candice Marchal, a « bénéficié de la complicité d’un prestataire informatique, Thibault de Robert, qui lui a donné les codes des serveurs de l’AEF ». Or, le recrutement de ce prestataire, ancien de…. BK Consultants a été recommandé par…. Christine Ockrent. Cherchez l’erreur ! Pour l’instant, elle se dit innocente et a fait savoir qu’elle allait ester en justice contre Marianne 2, au coeur de l’élucidation du mystère caché de la reine Christine et de cet espionnage assez particulier.

Finalement hier, le dernier coup de massue est arrivé du côté de la direction de la chaîne d’infos internationale France 24. Dans un courriel, le directeur Jean Lesieur informe la rédaction qu’il a signé lundi, « ainsi que l’ensemble des Directeurs et Directeurs adjoints » de la chaîne, une lettre remise à Christine Ockrent. Celle-ci stipule qu’il y a désormais un refus catégorique de participer aux réunions en présence Madame Christine Ockrent. Un camouflet qui la met encore une fois en difficulté. Va-t-elle rester essentiellement dans son bureau ? Cette exclusion est intenable. Va-t-elle démissionner après cette défiance et ce manque de confiance criard qui se débarrasse de bienséance ?
Le couple Ockrent-Kouchner passera probablement le pire noël de sa vie. Quant à l’année 2011, elle ne débutera probablement pas sous de bons auspices.