De la Francophonie à la FrancoSarkozy.

Posted on Oct 21, 2010 @ 9:18

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Dans les méandres de la Francophonie, c’est honteux, honteux, honteux, disent les Africains, victimes du suzerain françafricain, Nicolas Sarkozy. Désormais, on parle d’une situation explosive, d’une révolte inévitable des pays africains tancés par l’Elysée pour faire un plébiscite à Abdou Diouf, l’actuel secrétaire général de la l’OIF (Organisation international de la Francophonie) qui postule pour un 3e mandat, signe d’une présidence à vie à l’image d’une dictature, alors qu’il n’y a pas de consensus sur sa candidature à la veille de l’élection (22-24 octobre 2010) du nouveau Secrétaire général ce week-end à Montreux. Montreux sera-t-il donc monstrueux ?

Éliminer la française Calixthe Beyala de facto

Le complot élyséen se précise. Un outrage semble-t-il ourdi par les francs-maçons et les proches de Jacques Chirac, mentor du secrétaire général sortant, Abdou Diouf. Ainsi, l’écrivaine française d’origine camerounaise aura tout connu : conseillers toxiques, « dragueurs » visant à lui faire changer de cap etc. C’est ainsi que hier, contre toute attente, l’agence africaine de presse PANA, partenaire de la Francophonie dit en passant, annonce que la candidature de Calixthe Beyala à l’OIF pourrait être écartée parce que sa candidature n’a pas été proposée au Sommet ni par le Cameroun ni par la France. Un démenti dans la journée de l’écrivaine vient mettre à nue ce complot élyséen visant à faire croire qu’elle a fait une demande au Cameroun alors qu’elle n’a déposé sa candidature qu’auprès de son pays, la France, qui semble faire la sourde oreille.

Son communiqué :

Messieurs,

Suite à votre communiqué où vous certifiez avoir reçu de source sûre l’information selon laquelle ma candidature serait écartée, je me permets de noter quelques inexactitudes:

1) Je n’ai fait de demande auprès d’aucun autre état en dehors de la France pour être présentée en tant que candidate au poste de secrétaire général de la Francophonie. Seul l’Elysée a reçu ma demande à ce poste. A ce jour aucune réponse du président Sarkozy ne m’est parvenue confirmant ou infirmant vos allégations.

2) En tant que citoyenne française je ne saurais faire de commentaire sur ce qui n’existe pas et qui pourrait faire l’objet d’un complot visant à écarter ma candidature du fait de l’Elysée.

3) Comme vous êtes sans l’ignorer les candidatures sont déposées jusqu’à la veille de l’élection. Et je ne ferais tout commentaire qu’après les dites élections.

4) Enfin je n’ai jamais critiqué la dérive politique en tant que telle de l’OIF, je demande que soient intégrés à cette organisation des projets culturels et sociaux afin de venir en aide aux peuples francophones. La Francophonie se doit d’exprimer sa dimension humaniste socle de son fondement. Pour conclure, elle ne saurait donner de leçon de démocratie dans le monde si elle n’applique pas elle même une alternance politique nécessaire démontrant qu’elle est une organisation démocratique !

Bien à vous !

Calixthe BEYALA

La Francophonie dévoyée

Thucydide disait : « Partout, les individus comme les Etats sont enclins à mal faire. » Dès son arrivée au pouvoir, Nicolas Sarkozy avait annoncé des changements. Aujourd’hui, rien n’y fait. Malgré les casseroles que traîne Abdou Diouf, il s’entête à faire de lui son homme-lige françafricain. La Francophonie qui doit représenter des pays est devenue une affaire d’hommes. C’est un paradoxe. Aujourd’hui, l’écrivaine française se voit éliminer sans pouvoir combattre. Pour l’instant, puisqu’une candidature peut être validée le jour même. Mais, elle a décidé de ne pas s’y rendre, malgré les sollicitations journalistiques, si elle n’a pas l’aval du 55, rue du faubourg Saint-Honoré.

Considérant donc que le président Diouf lui aussi n’est pas présenté par son pays natal, quelle est donc sa légitimé ? Et, une organisation sans alternance peut-elle en réalité donner des leçons de démocratie alors qu’en son sein, elle-même ne la pratique pas ? In fine, la découverte du pot aux roses dégrade l’image de la France, qui a voulu mouiller celle du Cameroun. Une façon détournée, un subterfuge astucieux tendant à vouloir tromper tout le monde. Un refus manifeste de vouloir prendre ses responsabilités vis-à-vis d’une de ses ressortissantes blanche comme neige, qui, elle, a une image vierge en matière de magouille politique. On saura tout dimanche 24 octobre 2010, prémices d’une mascarade qui passera mal auprès des peuples francophones…

>>> Allain Jules

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