Ségolène Royal: un retour pétaradant

Posted on Août 20, 2010 @ 10:42

111


Ségolène Royal Royal a fait sa rentrée politique ce matin sur Europe 1. Une réconciliation avec le média, après ses boules puantes contre l’ancienne candidate à la présidence de la République.  Le mot juste, la force de frappe, le punch. La voltigeuse de la vérité est de retour. Et quel retour !

Il est 8h20 quand Thierry Guerrier reçoit la présidente du Poitou-Charentes, Ségolène Royal. Les ségolènistes qui avaient ces derniers temps quelques petits doutes peuvent être rassurés. Celle qui, lorsqu’elle éternue enrhume l’UMP et ses sbires d’inspiration frontiste-lépéniste voir même pétainiste et que sais-je encore, ces mamamouchis de la bienpensance, sont nus. La dame du Poitou les a déshabillé avec maestria.

Elle a dénoncé le déni de la réalité des populistes qui gouvernent la France. Avec bien sûr, à leur tête, celui qui incarne aujourd’hui la honte de la France à travers le monde. Depuis 8 ans, cet homme, agité du bocal, dirige la sécurité, sans résultat probant. Que des effets d’annonce. Ce n’est pas nous qui le disons, mais, les premières salves sont venues des Etats-Unis, puis d’Angleterre, avant que l’Union européenne ne s’inquiète de la politique scélérate menée en France par des vide-goussets qui se mettent plein les poches, ces champions du cynisme qui ont toujours raison et rejettent leurs propres échecs sur les autres sans vergogne…

Ce Gouvernement de bras cassés, un vrai capharnaüm, mène la France à la perdition. Les Français se demandent aujourd’hui jusqu’où cet homme mènera la France.

Compte rendu analytique

Une véritable leçon. Un coup de massue à la mesure de l’inquiétude que suscite ces gens qui jettent l’opprobre sur l’Hexagone. Ségolène Royal a commenté avec ironie la réunion d’urgence de Brégançon sur les Finances publiques. Pour elle, il faut bien sûr un redressement financier. Pour cela, il faut une économie juste et des réformes justes. Elle a ensuite embrayé sur la réforme des retraites, taclant au passage les augmentations des tarifs EDF, SNCF (2/5%) et du gaz (10%) qui asphyxient les Français.

A propos de la stabilité des prix et la pseudo idée de rassurer les marchés du Gouvernement Sarkozy, Ségolène Royal a axé son discours sur la priorité à donner aux PME, ces petites et moyennes entreprises qu’il faut aider puisque ce sont-elles qui génèrent le plus de croissance. De l’ordre de 06% a-t-elle précisé. Elle a aussi parlé du développement des énergies renouvelables et de la croissance écologique, vecteurs de stabilité économique.

Sur les Retraites, elle a surtout mis le doigt où ce Gouvernement ne veut pas: le financement par le capital. Un financement de retraite égal donc, avec le travail aussi, en lui-même. Elle a critiqué le slogan creux « travailler plus pour gagner plus« , qui serait selon elle, « gagner moins et travailler plus », dans la mesure où, il y a une baisse conséquente des loyers accordés aux retraites. Un vrai paradoxe donc.

Elle a ensuite mis l’accent sur la dialectique mensongère de « aucune augmentation d’impôt », en précisant que la suppression du crédit d’impôt aura pour conséquence l’augmentation de la taxe d’habitation. C’est une pagaille économique et sociale a-t-elle affirmé.

Sur le discours xénophobe et haineux de Grenoble du chef de l’État, elle a parlé de surenchère, d’inefficacité. Pour elle, il y a une volonté manifeste de diviser les Français. Sans vouloir polémiquer, elle a précisé que Sarkozy dirige la sécurité de la France depuis…8 ans. Pour elle, il faut une politique juste, un ordre juste mais ferme. Un chiffre certainement qui va faire jaser du côté de l’UMP, ce sont les fameux 64000 personnes de plus, victimes de violence sous Sarkozy. Une façon pour elle de rappeler que le chef de l’État n’est qu’une girouette, un brasseur de vent. Elle a redit qu’il y a eu 9000 suppressions de postes dans la police et que 3500 vont suivre…

Il faut noter qu’il y a un glissement dangereux a-t-elle précisé, notamment sur l’amalgame immigration=délinquance. Pour elle, cette stigmatisation risque d’être préjudiciable pour la France à long terme. Elle a parlé de ces marchés que les entreprises françaises sont entrain de conquérir au forceps et dont les efforts risquent d’être réduit à néant à cause d’une politique exécrable.

Sur les Primaires, elle a encore une fois dit qu’elle se prononcera le moment venu. Le PS travaille dit-elle, notamment avec l’ouverture prochaine, à La Rochelle, de son Université d’été. Pour elle, il faut un vrai projet, un dispositif gagnant pour enfin tirer la France vers le haut et non vers le bas comme le fait Nicolas Sarkozy. Elle a donc conclu avec un « la France mérite mieux!« . Elle a raison.