Woerthgate: qui ment, Eric Woerth ou Patrice de Maistre ?

Posted on Juil 7, 2010 @ 14:05

36


Cette phrase de l’ancienne comptable de Clymène, Mme Thibout a retenti comme un marteau grec sur la tête de Patrice de Maistre et bien Eric Woerth: « Je me suis rendue, comme d’habitude, avenue de la Grande-Armée et j’ai retiré 50 000 euros que j’ai remis à Liliane Bettencourt qui a ensuite donné l’enveloppe à Maistre devant moi ».

Patrice de Maistre, entendu mardi par les enquêteurs, a démenti en bloc la version de l’ancienne comptable du couple Bettencourt. Hier, au 20h, devant Laurence Ferrari, Eric Woerth a rejeté en bloc les accusations selon lesquelles, il aurait eu, des mains de Maistre, la somme de 150 000 euros.

Coup de théâtre ce matin mais pas vraiment un, d’autant plus que c’est criard depuis le début ces histoires de kraft qui, hélas, ne laisse pas de trace. Mais, Les policiers de la brigade de répression de la délinquance sur la personne (BRDP) ont retrouvé la trace d’un retrait en espèces de 50 000 euros à l’agence de la BNP, le 26 mars 2007. Donc, plus de doute possible, Mme Claire Thibout n’est pas une menteuse…

Dans son entretien à Médiapart, elle avait précisé que Patrice de Maistre disait qu’il allait rencontrer Eric Woerth pour lui remettre cette somme qu’on avait complété en allant faire en Suisse, un retrait de 100 000 euros. Donc, aujourd’hui, il faut savoir qui ment entre Maistre et Woerth. Bonne nouvelle, la justice ouvre une enquête sur les propos de l’ex-comptable de Mme Bettencourt.

Ce matin, sur France Info, l’homme à abattre, Edwy Plenel dont le site Médiapart est traité de tous les noms d’oiseaux, disait: « Eric Woerth est mis par ses amis dans la pire situation parce qu’Eric Woerth sert de bouclier au président de la République. Tout cela est assez indigne, on devrait laisser la justice travailler ». Alors, Woerth ment-il pour sauver Sarkozy ?

Il n’y a pas de doute, la Sarkozye est nue. D’entendre Sarkozy très hésitant, demander aux Français de parler d’autre chose est risible. Alors qu’il lançait le débat sur l’identité nationale et l’ensemble de ses conneries xénophobes, nous lui demandions de parler d’autre chose, les plus importantes qui concernent les Français. Tel est pris qui croyait prendre !