Affaire Woerth: dans les méandres de l’indécence.

Posted on Juin 28, 2010 @ 10:36

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© Le Journal des Femmes / Agathe Azzis

Heureux qui, comme Eric Woerth, malgré tout ce qui laisse à penser qu’on est dans un système de favoritisme ridicule, d’être défendu par le président de la République. Une posture indécente d’un président, prêt à se sacrifier pour une personne qui a apporté des millions pour sa campagne électorale.

Mais, où le bât blesse, c’est que tous ces contributeurs de l’UMP sont en difficulté avec le fisc. Ce sont pour la plupart des fraudeurs, spécialistes de l’évasion fiscale. Or, le trésorier de l’UMP et ministre du budget de l’époque et actuel ministre du Travail, Eric Woerth, bonimenteur devant Dieu et les hommes, jure mordicus qu’il n’était au courant de rien. Comment est-ce possible ?

Comment peut-on à ce point défendre l’indéfendable ? On peut comprendre le sieur Woerth, dont l’alopécie a fortement augmenté depuis la tourmente. Il dit qu’il est résistant or, il ne s’agit pas d’un lynchage mais bien d’une affaire grave où, s’il avait un tant soit peu une estime de sa personne et de l’honneur, il aurait démissionné depuis belle lurette…

La droite décomplexée dépasse tout. Elle franchit aisément le Rubicon. Il ne s’agit même plus dans ce cas d’une affaire d’Etat, mais bien plus d’un mépris, d’une insulte adressée aux Français, à qui on avait promis une République irréprochable. Circulez, y’a rien à voir, quand il s’agit de la droite. Ce n’est pas tenable. Eric Woerth doit démissionner. L’affront fait aux Français est insupportable…

Ce Gouvernement de bras cassés, cultive un mélange intrigant de défiance vis à vis des Français, et d’ambivalence. Il fallait les voir hier accompagner Eric Woerth sur les plateaux de télévision. Les même qui, dans l’hypocrisie qui est leur mode de fonctionnement, n’hésitent pas à rebondir sur des sujets mensongers comme l’antisémitisme supposé de Georges Frêche vis à vis de Fabius.

Là, avec l’affaire Woerth, qui a fait preuve de laisser-faire pour ne pas incriminer Liliane Bettencourt qui emploie sa femme par l’entremise d’une société et dont il décore le boss de cette dernière, la société Clymène, organisatrice de l’évasion fiscale de la fraudeuse richissime, c’est le sommet de l’imbécilité, de la folie et de l’insulte suprême. Nous sommes dans les méandres de l’indécence !